Échange avec un entrepreneur ce matin.
Il me dit : « Je me demande comment font ceux qui ne refacturent pas leur carburant aujourd'hui. »
Réflexe : « Je ne fais plus de consulting… »
Puis j'ai réfléchi, et je lui ai envoyé ce graphique.
+0,4740 €/L. +28,43 % en un an.
Souviens-toi : pendant 20 ans, l'État a poussé au diesel. « Roulez diesel, c'est mieux pour la planète et pour votre portefeuille. »
Aujourd'hui, tu te fais plumer.
Demain, ce sera l'électrique. Et après-demain ?
Le piège est toujours le même : tu construis ton modèle sur un avantage fiscal que tu ne contrôles pas.
L'État change d'avis tous les 3 ans.
Toi, tu restes coincé dans le schéma et pour en sortir, c'est l'enfer.
Alors je lui ai posé une seule question : « Ton carburant, tu le réimpactes à tes clients partiellement ou totalement ? »
Sa réponse : non.
Comme beaucoup.
Il encaissait +28 % depuis un an, en silence, en regardant sa marge fondre. Et il appelait ça « la conjoncture ».
Ce n'est pas la conjoncture. C'est un choix.
Tu paies le diesel. Pas ton client.
Pourtant c'est son colis. Sa livraison. Son chantier...
Mets une clause dans ton contrat. Facture la ligne carburant séparément si nécessaire ou adapte ton prix. Ajuste ton devis quand le prix monte.
Le coût, tu ne le contrôles pas.
Ce que tu refactures, si.
Et toi, qu'est-ce que tu absorbes en silence depuis un an en appelant ça « la conjoncture » ?

