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Je croyais que je portais beaucoup. Puis j'ai regardé ma femme.

Sébastien Mot portant sa femme sur son dos, devant un palmier au coucher du soleil

J'ai remarqué quelque chose ces derniers temps.

Avant, j'étais toujours en mouvement.
Clients.
Dossiers.
Projets.
Urgences.
Bref, la tête ailleurs.

Aujourd'hui, je prends plus de temps... Et du coup, je vois des choses que je ne voyais pas avant.

Notamment ma femme.

L'autre jour, au supermarché.
Elle porte les packs d'eau.
Les sacs de courses.
Le chien quand il est fatigué.
Puis le jardin.
Puis mille autres choses.

Et je me suis fait une réflexion :

Les femmes ont une capacité impressionnante à porter

Pas seulement des charges.
Des responsabilités.
Des contraintes.
Des imprévus.

Des choses auxquelles beaucoup d'hommes ne prêtent même plus attention.

En entreprise, j'ai souvent observé la même chose

On valorise beaucoup ce qui est visible.
Celui qui décide.
Celui qui parle.
Celui qui signe.

Mais les structures tiennent rarement grâce à ce qui est visible.
Elles tiennent grâce à ce que certaines personnes portent en silence.

Une entreprise.
Une famille.
Une équipe.

Avec le temps, j'ai compris une chose :

Ce qui porte vraiment une structure n'est pas toujours ce qui se voit le plus.
Et parfois, il faut simplement ralentir pour s'en rendre compte.

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