On parlait de tout et de rien quand quelqu'un nous a montré la photo de son plein de sans-plomb : 121 €. Il payait à peine plus de 100 € l'année précédente.
Très vite, chacun a commencé à comparer ses chiffres. Jusqu'à ce qu'on me demande : « Et toi, tu ferais quoi dans ce cas ? »
Je lui ai posé une seule question : « Quand as-tu signé tes devis ? » « Au printemps. »
Et là, il a compris le problème.
Son client continuait à payer le prix prévu au printemps, tandis que lui subissait depuis plusieurs mois la hausse de ses coûts.
La différence ? Elle ne figurait nulle part dans ses factures. Elle disparaissait directement dans sa marge.
C'est précisément pour cela qu'il peut être intéressant, selon l'activité et le contrat, de prévoir une clause d'indexation liée au carburant.
Le principe est simple : si le prix de référence du carburant évolue, une partie du prix peut évoluer avec lui, à la hausse comme à la baisse, selon les modalités prévues au contrat.
Exemple : ➡️ Devis établi avec un carburant à 1,70 €/L ➡️ Quelques mois plus tard : 1,90 €/L ➡️ Sans mécanisme d'indexation : la hausse est pour toi. ➡️ Avec une clause correctement prévue : elle peut être répercutée selon la formule convenue.
Ce n'est pas une question de faire payer davantage ton client. C'est une question de ne pas découvrir six mois plus tard que tu as travaillé avec une marge que tu n'avais jamais prévue de sacrifier.
Et toi, quand tes coûts augmentent après la signature d'un devis : tu les répercutes, ou tu les absorbes ?