Ils ont arrêté.
Pendant des années, j’ai accompagné des professions libérales.
Des faillites au sens classique du terme, j’en ai très peu vu.
Par contre, des arrêts d’activité, j’en ai vu des dizaines.
Ce n’était presque jamais un manque de patients.
C’était un burnout. Une mauvaise gestion. La santé qui lâche. Un couple qui se sépare.
Pas nécessairement de tribunal. Pas nécessairement de curateur. Juste quelqu’un qui, un jour, ne peut plus continuer.
L’activité tourne. Les patients sont là.
Et pendant ce temps, la personne qui porte tout s’use.
Une activité ne tient pas seulement grâce à son chiffre d’affaires.
Elle tient aussi, et surtout, grâce à celui qui la porte.